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Le départ du Pas de la Case se fait dans le froid, la brume et un terrain des plus désagréable : boue, herbe haute, chemin étroit.
Après 230 m de descente on attaque une grimpette de 725 m de D+.
Le début est toujours aussi désagréable et pour passer mon ennui je branche mon lecteur MP3 avec ma Playlist spécial Ultra Trail à base de Pop - Rock :
Genesis - Pink Floyd - Muse - Led Zepellin.
Je me laisse un peu aller devant ce paysage et cette météo peu avenante.
Heureusement le temps se découvre et le soleil  pointe bientôt son nez, la pente devient plus raide et le paysage nettement plus beau.
Je me sens en forme dans cette montée et me demande pourquoi la veille je trainais autant ma peine ?
L'Ultra Trail c'est comme au rugby il faut savoir gérer les temps forts et les temps faibles.
J'arrive bientôt au pied d'un magnifique névé qui recouvre le chemin habituel.
Par où passe t-on ? Tout droit dans la pente bien sur juste à côté du névé : il n'y a aucun doute : deux balises en bas et deux autres en haut.
Devant le pourcentage de pente j'hésite mais c'est la seule possibilité.
Je me la joue à fond sans m'arrêter et me retourner en appuyant bien sur les bâtons et en posant bien mes pieds au sol.
J'arrive en haut soulagé en me disant que ce passge est vraiment très limite : une corde eu été de rigueur.
Le paysage redevient grandiose avec des lacs et une très belle descente m'attend où je peux vraiment m'éclater.
Je croise de très nombreux randonneurs et même un groupe d'une cinquantaine de personnes qui a l'amabilité de me laisser passer.
Le Val d'Incles est en vue il est 11h05. Le dossard 311 que je croise depuis la veille est présent.
Un bon ravitaillement, un coup de téléphone à Sonia qui m'inqiue qu'elle m'attend à Sorteny alors qu'Hélène et Nicolas sont au Refuge de Coms de Jan.
J'attaque un bon petit rempaillon et me fais doubler rapidement par un couple de jeunes randonneurs et ensuite
par un espagnol qui court dans la pente suvi par son amie qui marche à allure vive puis se met à courir dès que la pente devient moins raide.
Le coin est très fréquenté par les randonneurs et il y a foultitude de chemins.
J'arrive au Refuge de Cabana Sorda au pied d'un lac et devant un cirque.
Un ravitaillemnet à l'eau. Une bénévole m'indique qu'il reste environ 300 m de D+ en me montre le chemin à suivre :
encore un beau morceau de bravoure bien pentu.
En effet c'est du raide de chez raide avec beaucoup de gaz. Bien rester sur le sentier et faire attention où poser ses pieds.
Et encore une partie plus rude m'attend.
Je vois au loin de long de la crête François en train de gagner le col : du très très pentu.
J' y arrive bientôt après une petite frayeur pour être passé trop bas et pour regagner le chemin en plein dans le pente.
Je croise un groupe de randonneurs nous sommes bien sur un sentier de randonnée. C'est certainement la portion la plus dure
après la montée de la Comapedrosa.
J'arrive enfin au sommet et maintenant direction le refuge Coms de Jan.
Dans la descente j'ai la surprise de trouver Nicolas venu à ma rencontre.
Il a abandonné au km 75 dans l'Ultra Mitic.
On fait la descente ensemble, j'ai même droit à un de ses clins d'oeil : YODA écrit dans la neige.
Il me prévient de faire attention avant le refuge car il y a beaucoup d'eau et de boue comme avant chaque refuge.
Hélène nous indique, du refuge, de passer à gauche mais je suis quand même trop à droite et cela ne fait pas un pli j'enfonce mon pied gauche dans la boue.
J'ai attendu le km 151 pour réaliser cet exploit.

Les nuages dans la vallée en allant vers le Pas de Les Vaques

Vers le Pas de Les Vaques

Le pas de Les Vaques : 2575 m

Le pas de les vaques

La montée infernale : moins impressionante en photo vue d'en haut

Montée infernale

La descente vers le Val d'Incles

Descente vers le Val d'Incles

 

Les lacs

Les cascades dans la descente vers le Val d'Incles

Cascade vers le Val d'Incles

 Le ravitaillement du Val d'Incles

Le Val d'Incles

La montée vers la crête de Cabana Sorda

Montée vers crête de Cabana Sorda

 

Montée Cabana Sorda

Le Val d'Incles vue d'en haut.

Val d'Incles vu d'en haut

La station de ski de Soldeu ?

Station de ski de Soldeu

Lac de la Cabana Sorda

Lac de la Cabana Sorda

Le refuge de la Cabana Sorda

Refuge de la Cabana Sorda

Le Val d'Incles.

Val d'Incles

Le clin d'Oeil de Nicolas dans la descente vers le refuge Coms de Jan

Clin d'Oeil de Nicolas : maître Yoda

 
Au refuge Nicolas se propose de laver ma chaussure et j'ai même droit à un brossage de chaussettes sous le regard amusé d'Hélène.
Hélène me plante le décor de la dernière montée de 500 m de D+ : une première partie raide suivi d'un morceau plus calme et du final bien raide.
Je confirme.
Dans la précipitation j'ai oublié de remplir ma poche à eau, au moment où j 'y pense je vois Nicolas courir vers moi pour m'apporter un doliprane
que j'avais demandé et oublié de prendre pour un mal de gorge que je me traîne depuis le vendredi après-midi : certainement le névé sur les fesses.
Il repart en courant pour aller me chercher une bouteille d'eau mais je lui dit qu'il m'en reste assez : je suis plutôt du genre chameau.
Cette dernière montée est moins dure que la précédente mais j'ai un coup de mou vers la fin et j'éprouve le besoin d'une micro-sieste.
Je repars ensuite vers le dernier col.
J'ai droit à plusieurs photos d'un bénévole qui me mitraille.
Le sommet franchi je bascule vers Sorteny et là je retrouve Sonia venue à ma rencontre.
La descente est très roulante et à 17h45 nous sommes à Sorteny où nous retrouvent Hélène et Nicolas.
Un coureur assis à côté de moi tremble de tout son corps.
Il n'a pas dormi depuis le départ. Je lui demande si c'est contagieux il me dit que non.
Il me reste 3 heures pour faire 11 km de descente : c'est dans la poche.
Nicolas et Sonia me suivent au début puis me laissent.
Le chemin est parallèle à la route et  je les croise à plusierus reprises.
Je double une concurrente de 63 ans qui a déchiré une de ses chaussures et qui marche voutée.
Le coureur au tremblement me double en compagnie de son fils
Sonia m'indique que François est 15 minutes devant moi.
Je ne cours plus car mes pieds me font mal : des ampoules sont là.
La pluie se met à tomber : je l'avais évitée depuis le départ.
A 2 km de l'arrivée : La Cortinada, Nicolas se joint à moi pour terminer.

Ordino en ligne de mire et Maribel et Patrick qui courent (même Patrick à qui il reste des forces pour courir : chapeau) à ma rencontre.
L'arrivée se profile et je suis finisher en 61h16m.
J'ai droit à la bise des organisateurs.
Je les remercie pour cette belle et difficile course.
Gérard me fait remarquer ma faute de goût avec mon tee-shirt de l'UTMB : je lui confirme ma faute.
Il me donne quand même la polaire de finisher.
Je retrouve François assis sur une chaise arrivé 3 minutes avant moi.
Je trinque avec lui un bon verre de bière en souvenir de la nuit passée ensemble.
J'ai Ali au téléphone qui a vu notre arrivée en direct live tout comme Philippe qui l'a filmée.
Marie avec sa chaussure cassée arrive 5 minutes derrière moi et un nommé Martin 35 minutes après moi.
Au moment de notre départ nous entendons son nom et nous le voyons passer quelques minutes après sur une chaise roulante recouvert d'aluminium : plus de peur que de mal à priori.

Et maintenant : douche, restaurant avec cette inoubliable finale de coupe de monde de football, dont je ne me souviens pas vraiment si j'ai vu ou non le but vainqueur de l'Allemagne.

 

 Nettoyage de mes chaussettes par Nicolas.

Nettoyage de chaussettes par Nicolas

 Lac dans la montée vers La Collada del Meners

Lacs vers la Collada del Meners

 

La Collada del Meners

Juste avant le sommet de la Collada del Meners

Collada del Meners

Collada Del Meners

La Collada del Meners : 2719 m dernier des 15 sommets.

Collada del Meners

La descente vers Sorteny

Au milieu des Azalés

Le refuge de Sorteny au loin.

Vers Sorteny

Rafraîchissement dans l'eau du torrent.

Rafraîchissement dans l'eau du torrent

Nicolas et Hélène au refuge de Sorteny

Nicolas et Hélène à Sorteny

 Avec Nicolas et Hélène au départ du refuge de Sartony pour les 10 derniers kms.

Avec Nicolas

 Le fanion de l'Andorra Ultra Trail avec l'athléte aux gros mollets et aux gros cuisseaux.

Fanion de l'Athléte Andorran

L'arrivée à Ordino sous les encouragements de Maribel après 61h15m à la fabuleuse moyenne de 2,77 km/h

L'arrivée avec Maribel

L'arrivée accueilli par Gérard l'organisateur.

Arrivée

Les deux finishers de la Ronda Del Cims de Bon Pied Bon Oeil avec la polaire de finisher et la mascotte.

Avec Patrick

Patrick, Sonia, Hélène, Gérard, Nicolas, Valérie, Marbel et Marco.

Le groupe avec les deux organisateurs Gérard et Valérie

Avec François et une bonne bière à la main.

Avec François