Avec Patrick Nadrault nous participons au milieu de 2441 fous à notre 3ème Diagonale des Fous :
une traversée du sud ouest au nord est de l'île de la Réunion en diagonale
entre Saint-Pierre et Saint-Denis la capitale.

L'Ultra Trail le plus ancien (23 éme edition) et certainement le plus réputé.

Au programme : 163 km et 9970 m de dénivelé positif et autant en négatif  à parcourir en semi autonomie
en un maximum de 66 heures et sans bâton même pas un seul  en bois comme cela était permis
il y a encore 2 ou 3 ans avec 21 barrières horaires tout le long du parcours.

Mon objectif est bien entendu d'être finisher et si possible avec Sophie ma compagne habituelle d'ultras.

Patrick Nadrault est bien plus ambitieux que moi avec un objectif de 49H00 après avoir mis 52H00 en 2012.

Pour ma part un premier estimatif de temps m'amène à 54H00, un temps trop ambitieux à mon goût.
Sophie apporte quelques modifications à mes prévisions et prévoie plutôt une arrivée au bout de 64H00.
La vérité est certainement au milieu soit autour des 59H00.

Le profil de la course :
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La préparation d'avant course :

Une seule bonne recette : enchaîner les sorties montagne ce que je me suis efforcée de faire tout le long de l'été
avec de belles sorties dans les Pyrénées la plupart du temps en solitaire sur une journée.

Autre difficulté arriver le jour J avec son poids de forme, ce qui fut plus difficile partant avec un lourd (c'est le cas de le dire) handicap.

Le parcours :

Depuis 2 ans (édition 2013) le départ de la course se fait depuis Saint-Pierre au lieu de Saint-Philippe.
Cette modification liée à des querelles politiques entre le Maire de Saint-Philippe et M. Chicaud a pour conséquences
que le tracé ne passe plus par le volcan du Piton de la Fournaise, la Plaine des sables et l'Oratoire Sainte-Thérèse.
Ce qui représente pour moi une des parties voir la partie la plus belle de la course.
La fin du parcours à partir du km 120 est identique à  l'édition 2011 avec 3 passages que  les organisateurs auraient la bonne idée de supprimer  :

  • Le chemin kala
  • Le chemin Ratineau
  • Le chemin des Anglais.

Les deux premiers ne ressemblent à rien de connu en métropole : des gros blocs de pierre, des racines, un semblant de chemin au milieu avec des pentes très raides où l'on se demande à tout moment où poser les pieds et le tout sur plusieurs kilomètres.

Le troisième, le chemin des Anglais, est un "chemin" constitué de pavés de différentes tailles qui sont posés de façon complétement anarchique sur une pente particulièrement raide et lorsqu'il pleut particulièrement glissante.
En 2011 mon menton avait fait une brutale connaissance avec l'un d'entre-eux lors de la descente sur la Grande Chaloupe.

En 2011 ces passages m'avaient particulièrement mis hors de moi surtout le chemin Ratineau.
Il n'y a qu'à demander à Sonia dans quel état d'énervement elle m'avait récupérée à la Possession.

Il est bien entendu beaucoup plus sympathique de faire ces parties de nuit ce qui m'était arrivé en 2011.

L'avant course :


Lundi 19 Octobre :
Arrivée 3 jours avant le départ : l'attente est longue car on ne peut pas se permettre de se blesser et de se fatiguer lors de visites dans l'île.
La dernière journée est spécialement longue avec un départ de la course à 22H00.

Accueil à l'Aéroport par Robert Chicaud himself, le président de l'association du Grand Raid.
M. Chicaud  contre qui nous avons une dent voir une dentition complète depuis l'édition 2011 avec sa célèbre "mare aux cochons"
et surtout ses prises de décisions on ne peut plus contradictoires lors de cette même edition mais ceci est une autre histoire.

Mercredi 21 Octobre :
Veille de la course : retrait des dossards à Saint-Pierre : un joyeux bazar comparé à la fluidité du retrait habituel
au stade de la Redoute à Saint-Denis.
Un manque d'espace flagrant mais cela permet aux commerçants de Saint-Pierre de faire un bon chiffre d'affaires.
L'intérêt des coureurs passant bien entendu après les intérêts financiers.

L'organisation avait proposé aux coureurs de s'équiper d'un GPS pour faciliter le suivi pour les proches.
J'ai opté pour cette option et je me suis récupéré une boîte légèrement encombrante avec GPS plus batterie
(batterie obligatoire pour ceux qui font plus de 30 heures et dont je fais bien entendu partie).

Sophie et Patrick
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Avec Sophie
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 La longue file d'attente au retrait des dossards.
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File d'attente à Saint-Pierre

Le jeudi matin, jour du départ de la course un dernier bain dans l'océan indien et la sieste habituelle l'après-midi
avant les dernières vérifications des sacs et du matériel.

Les affaires et sacs de Sophie : à noter la quantité de nourriture.Affaires de Sohpie

Mes affaires:
Affaires de Patrick

La Course :

Nous avons choisi l'option navette pour rejoindre le départ : un très bon choix permettant d'éviter les bouchons
 et de perdre du temps pour se garer loin du départ de la course.

Attente de la navette 4H30 avant le départ avec Sophie et nos sacs des deux bases vie.
Attente de la navette

L'entrée dans le stade du départ à la ravine blanche à Saint-Pierre commence par le contrôle
du matériel obligatoire : un contrôle dans les règles de l'art qui ne plait pas à tous les coureurs.

Contrôle des sacs.
Contrôle des sacs

Puis la longue attente avant le départ à 22H00. Heureusement qu'il y a toujours des groupes de musiciens
locaux pour faire passer le temps.
Juste avant le départ nous avons droit à 2 épisodes de pluie tropicale qui nous obligent
à jongler avec nos équipements de pluie.

Les 3 coureurs en attente du départ

Sophie et Patrick

La longue file des couerurs

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Coureurs en attente du départ