23 mars 2008 trail des citadelles :

Au programme trois courses : 20km, 40km et 71 Km plus une randonnée de 20 Km.

Les inscriptions sont clôturées depuis plusieurs semaines. Au total 1300 coureurs sur les trois courses : record de participation pour cette 9ème édition.

Je me suis inscrit sur le 20 km étant donné ma participation au marathon de Paris 15 jours plus tard.

Bonne idée étant donné les conditions climatiques en Ariège depuis 15 jours : pluie et neige au rendez-vous.

Samedi soir j'apprends de la part d'un copain que la montée finale au château de Montségur est neutralisée : 2 km de moins et 200 m de dénivellé positif en moins.

Les courageux ou fous inscrits sur le 71 km partent à 06H00 du matin. Le départ du 40 km est donné à 08H30 et celui du 20 km à 09H30.

Un deuxième coureur de la section est sur le 40 Km : l'autre fana des trails, le champion des côtes lors des entraînements du dimanche.

Malgré les conditions climatiques de ce dimanche, nous sommes nombreux au départ. Quelques inconscients sont en short et avec des manches courtes.

Le froid est saisissant avant le feu vert sous la tente de départ à Lavelanet.

500 m après le départ nous attaquons les premiers chemins avec des flaques d'eau et de la boue, le tout sous la neige qui tombe sans discontinuité.

On se réchauffe malgré tout rapidement.

La première moitié du parcours consiste en une longue montée de 9 km vers le pied du château de Montségur. 

La difficulté consiste à garder son équilibre dans cette boue tout en évitant les cailloux. 

Une petite idée du temps : 

Je ne me plains pas pensant à Patrick qui est sur le 40 Km et à deux autres copains sur le 71 Km.

Arrivée à mi-parcours on attaque la descente après un ravitaillement bienvenu.

La descente est plus galère que la montée. L'équilibre est très précaire.

Résultat trois chutes à mon actif : deux sur les fesses, une la face en avant dans la boue. 

J'ai même réussi à doubler une concurrente sur les fesses. 

Le clou du spectacle : la traversée d'une rivière à gué.

Je me sens des ailes à quelques km de l'arrivée et termine ma course en 02H20 : complètement trempé, plein de boue mais content.

Une belle expérience.

L'année prochaine je me lance sur le 40 Km et pourquoi pas sur le 71 Km : c'est frustrant de ne pas avoir vu le château de Montségur.